En quoi un chiot non LOF diffère-t-il administrativement ?
La différence est juridique autant que pratique : un chiot non LOF n'a pas de filiation enregistrée. Il ne peut pas prétendre à l'appellation 'de race', au sens du droit français, et sa descendance ne pourra pas être inscrite. Le document absent, c'est la filiation qui n'est pas prouvée.
Administrativement, le non LOF change aussi le statut de la vente : le prix annoncé 'race' sans pedigree est une promesse sans acte. Le cadre légal de la vente d'animaux de compagnie impose un ensemble de pièces dont le pedigree est la seule qui atteste la filiation.
Pour le futur propriétaire, la différence se traduit simplement : avec le LOF, la lignée du chiot se lit ; sans le LOF, elle se raconte. La différence entre LOF et non LOF expliquée pour le caniche nain vaut mot pour mot pour le Bull Terrier.
Que contient réellement un pedigree LOF ?
le pedigree LOF contient l'identité du chiot, celle de ses deux parents et de ses ascendants sur plusieurs générations, avec les numéros d'inscription qui rendent chaque filiation vérifiable auprès du Livre des Origines Français. C'est un acte d'état civil du chien, établi par la Société centrale canine.
Le document se lit en zones : l'en-tête donne le nom, le sexe, la date de naissance, le numéro LOF ; les colonnes listent la branche paternelle et la branche maternelle ; les marges portent parfois des mentions de titre ou de dépistage.
La pièce un pedigree commenté ligne par ligne fait cette lecture sur un exemple entièrement fictif, construit pour montrer où chaque information se trouve sur le document.
Pourquoi le pedigree vaut plus que l'annonce ?
L'annonce est une intention ; le pedigree est un fait enregistré. L'annonce dit 'parents champions', 'lignée saine', 'sélection rigoureuse' ; le pedigree permet de vérifier chacune de ces formulations en remontant les noms et en croisant les titres.
L'annonce vieillit avec la vente ; le pedigree suit le chien toute sa vie. Quand une question de santé se pose des années plus tard, c'est le document qui parle, pas l'annonce que personne n'a gardée.
Et l'annonce peut se tromper ; le document, lui, porte la responsabilité de celui qui l'a émis. Une filiation fausse sur un pedigree engage le registre ; une filiation fausse sur une annonce n'engage que la mémoire de l'acheteur.
Comment lire le pedigree avant la visite ?
En trois passes, à la maison. La première lit les noms : les ascendants reviennent-ils ? La répétition d'un même nom signale un apparentement, à lire avec la page coefficient de consanguinité.
La seconde lit les mentions : titres, tests, résultats. Ce que le document porte est ce que le registre a vérifié ; ce qu'il ne porte pas reste à demander.
La troisième lit l'affixe : le nom de l'élevage figure dans les noms des ascendants. La pièce l'affixe en élevage canin explique ce que cette mention atteste, et ce qu'elle ne prouve pas.
Ce que le document engage pour la suite
Le pedigree n'est pas un papier d'achat : c'est le premier document du dossier de santé du chien. Il date la naissance, nomme les ascendants, ouvre la lecture des lignées. Toute la vie du chien s'y adossera : confirmations, inscriptions éventuelles, recherches de santé.
Le conserver, le scanner, le croiser avec les résultats de tests des parents : ces gestes font du document ce qu'il est, une pièce d'archive. Un pedigree perdu se refait difficilement ; un pedigree lu se relit toujours.
L'achat se décide en dernier ; le document se lit en premier. C'est l'ordre que le fonds recommande, et l'ordre que la filiation impose.
Ce qu'un éleveur peut remettre avant la réservation est listé dans réserver un chiot.